Premier ministre: le système d’assurance santé universelle transformera de manière significative le secteur de la santé et l’économie
9 minutes de lecture
Le Premier ministre Nikol Pashinyan a tenu une réunion de travail avec la ministre de la Santé Anahit Avanesyan sur la mise en place du système d’assurance santé universelle. Information du service de presse du cabbinet du Premier ministre.
Nikol Pashinyan a indiqué que, à partir de janvier 2026, il est prévu de mettre en œuvre le système d’assurance santé universelle. Il a précisé que ce système est universel, mais pas exhaustif, car il couvrira tous les citoyens, mais pas tous les services. Selon le Premier ministre, l’expérience internationale montre également que les forfaits d’assurance ont des limites spécifiques. Pour notre pays, des services prioritaires et essentiels ont été identifiés pour être inclus dans l’assurance santé universelle.
La ministre de la Santé Anahit Avanesyan a expliqué qu’une analyse a été réalisée afin de déterminer les maladies les plus fréquentes, et pour le traitement de ces maladies, les services prioritaires ont été identifiés, ceux qui sauvent des vies, préviennent les handicaps et permettent un dépistage précoce. L’accent est mis sur la prévention afin que le traitement soit également coût-efficace.
Ensuite, il a été question des groupes de bénéficiaires. Il a été précisé qu’il y aura des groupes dont le forfait sera entièrement financé par le budget de l’État, ainsi que des groupes qui paieront partiellement ou totalement leur forfait. Il a également été souligné que le coût du forfait sera le même pour tous. À partir du 1er janvier 2026, le budget de l’État couvrira les forfaits pour les bénéficiaires de moins de 18 ans, de 65 ans et plus, les personnes en situation de handicap et certaines catégories sociales. Anahit Avanesyan a ajouté que le coût annuel du forfait dans le cadre du projet sera de 129 600 drams.
Dans le cadre de la discussion, il a également été abordé la situation des bénéficiaires dont le salaire est de 200 000 drams ou plus. Il a été souligné qu’à partir du 1er janvier 2027, ils devront payer le montant annuel du forfait, tandis qu’en 2026, à travers différentes réallocations, ces dépenses ne leur seront pas imposées. À long terme, des mécanismes seront mis en place afin que ces citoyens ressentent peu ou pas du tout cette charge. En précisant quels seront ces mécanismes, il a été indiqué que les contributions au Fonds « Zinapah » seront réduites, car les analyses ont montré que le fonds dispose déjà de ressources financières suffisantes pour couvrir ses besoins grâce aux revenus générés par la gestion de ces fonds.
En d’autres termes, un retour est effectué à l’ancien montant de 1 000 drams au lieu de 5 500 drams, et la différence sera réaffectée au système d’assurance santé universelle.
Ensuite, la possibilité de crédits sociaux et la déclaration universelle ont été évoquées. «Dans ce cadre, pour les bénéficiaires percevant entre 200 000 et 500 000 drams, sur instruction du Premier ministre, nous avons également modifié le montant annuel des crédits sociaux affectés à la santé, permettant de récupérer jusqu’à 6 000 drams par mois à partir des crédits sociaux. Ainsi, pour ces citoyens, le coût réel à leur charge sera de 500 drams seulement », a détaillé Anahit Avanesyan.
Pour la détection précoce et la prévention des maladies, le système d’assurance santé universelle comprendra des programmes de dépistage obligatoires et annuels. Il a été souligné que ces mesures contribueront également à la formation d’une nouvelle culture de la santé, en détectant les maladies à un stade précoce et en privilégiant la prévention.
Le Premier ministre a expliqué pourquoi le seuil de 200 000 drams a été choisi : « Nos analyses montrent que dans le segment des salaires inférieurs à 200 000 drams, le travail non déclaré est le plus répandu. Avec cette mesure, nous créons un incitatif supplémentaire pour que les citoyens demandent à leurs employeurs de déclarer correctement leurs salaires afin de pouvoir bénéficier du système. C’est un message que je souhaite que nos citoyens entendent. À l’avenir, nous prévoyons, bien sûr, d’étendre le système, mais il s’agit d’une question politique, car un incitatif supplémentaire est nécessaire pour réduire le travail non déclaré et inciter les personnes à travailler au-dessus du seuil de 200 000 drams, afin de bénéficier du système. »
Soulignant l’importance de cette réforme majeure, le Premier ministre a adressé un message aux citoyens : « Il ne s’agit pas de se réveiller le lendemain et de constater que notre système de santé, nos mentalités et nos relations ont changé instantanément. Tout cela évoluera progressivement grâce au temps et à notre travail. » Dans ce contexte, Nikol Pashinyan a mis en avant l’importance de la communication publique.
En conclusion, le chef de l’État a souligné : « Ce système transformera de manière significative la situation de la santé dans notre pays, mais également l’économie, car je crois que cette réforme est cruciale pour le développement économique, pour permettre aux citoyens de pleinement réaliser leur potentiel de travail et leur créativité. »