Un député suisse estime que la paix entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan ne pourra être atteinte que par la pression internationale exercée sur Bakou
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Le président azerbaïdjanais Ilham Aliev n’est pas réellement intéressé par l’établissement d’une paix avec l’Arménie : celle-ci ne pourra être atteinte que par une pression internationale exercée sur Bakou.
C’est ce qu’a déclaré le député du Conseil national suisse Stefan Müller-Altermatt, dans un entretien accordé au correspondant d’Armenpress, évoquant les perspectives de normalisation des relations entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan et la signature éventuelle d’un accord de paix.
Interrogé sur la probabilité que Bakou signe prochainement un document de paix avec Erevan, le parlementaire a estimé qu’il ne fallait pas nourrir d’illusions :
« Il est probablement préférable de ne pas se faire trop d’illusions sur les intentions de l’Azerbaïdjan. Ilham Aliev ne veut pas la paix. Au contraire, il a besoin que l’Arménie reste un ennemi pour consolider son pouvoir et justifier les violations des droits de son propre peuple », a-t-il souligné.
Selon lui, l’Arménie pourrait néanmoins espérer que les tensions récentes entre l’Azerbaïdjan et la Russie, ainsi que le conflit en cours entre Israël et l’Iran, influencent le comportement de Bakou.
« En fin de compte, la paix entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan ne pourra être obtenue que par une pression extérieure exercée sur l’Azerbaïdjan », a affirmé Stefan Müller-Altermatt.