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Le maire nouvellement élu de Villeurbanne, en France, s'est rendu en Arménie

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Le maire nouvellement élu de Villeurbanne, en France, s'est rendu en Arménie

EREVAN, 17 AVRIL, ARMENPRESS: Cédric Van Styvendael,, le nouveau Maire de Villeurbanne, s'est rendu en Arménie afin de contribuer autant que possible au renforcement des relations amicales franco-arméniennes.

S'adressant àArmenpress, le maire de Villeurbanne a souligné que le maire précédent était également actif, il était un député qui a contribué à la reconnaissance par la France du génocide arménien.

"Je vais d'abord vous dire pourquoi je suis ici. Je suis le nouveau maire de Villerurban. C'est la première fois que je suis élu. Je suis venu en Arménie pour rétablir une vieille amitié", a déclaré le maire, soulignant que tous les maires de France devraient se rendre en Arménie.

S'exprimant sur les objectifs de sa visite en Arménie, Cédric Van Styvendael, a rappelé que les villes de Villeurbanne et d'Abovyan sont jumelées depuis 1992.

"Nous sommes venus signer une déclaration sur l'approfondissement des liens entre les deux villes. Hier, nous l'avons signée avec l'administration d'Abovyan", a-t-il déclaré.

Il a précisé qu'il avait pris la décision de signer à nouveau la déclaration ces jours-ci, car il suit l'évolution de la situation en Arménie et se rend compte que l'Arménie a besoin de soutien, et que plus il y aura de gens qui la soutiennent, plus il sera facile de résoudre les problèmes qui se sont posés.

"Les collectivités locales françaises sont très prudentes lorsqu'elles discutent des politiques et prennent des décisions afin de ne pas interférer dans d'autres questions et de soutenir l'Arménie au niveau des autorités municipales", a déclaré le maire.

Concernant les autres raisons de sa visite en Arménie, M. Styvendael, a rappelé que "la ville de Villeurbanne entretient également de bonnes relations avec la ville de Chouchi, avec laquelle une déclaration a d'ailleurs été signée. Elle a été confirmée par la visite d'un autre groupe après 2020. En 2021, notre délégation s'est rendue au Haut-Karabagh et a rencontré le maire de Chouchi à Stepanakert", a-t-il déclaré, attachant une grande importance aux rencontres qu'il a eues avec des personnes déplacées de force du Haut-Karabagh lors de sa visite.

Il a noté que la ville de Villeurbanne a toujours soulevé activement la question du Haut-Karabakh.

Parlant du déplacement forcé des Arméniens du Haut-Karabakh et de leur acceptation par la République d'Arménie, le maire a notamment déclaré : "Nous avons été surpris que l'Arménie, qui est un petit pays, soit capable d'accueillir 100 000 Arméniens déplacés de force du Haut-Karabakh en cinq jours. Nous avons compris que les Arméniens d'Arménie ne laissaient pas leurs frères et sœurs dans la détresse", a-t-il déclaré, ajoutant que la France leur avait également apporté son soutien.

"La France s'est exprimée trois fois à l'ONU sur la question de l'assistance. La France continue d'aider les personnes déplacées du Haut-Karabakh, ayant fourni 30 millions de dollars à l'Arménie", a-t-il rappelé.

Il a également noté que sur ce point et de manière générale en termes de relations arméno-françaises, il considère que la politique menée par le président français Emmanuel Macron est correcte.

Le maire de Villeurbanne a souligné l'activité sans précédent des observateurs de l'UE en Arménie, ainsi que les accords de défense récemment signés entre l'Arménie et la France.

Évoquant les rencontres qu'il a eues avec des personnes déplacées du Haut-Karabagh au cours de sa visite, il a noté que la République d'Arménie s'efforce de tout faire pour que les personnes déplacées restent ici et ne quittent pas l'Arménie.

"De nombreux habitants de l'Artsakh sont attachés à leur terre et, lors des réunions, ils nous demandent de soulever la question de leur droit au retour dans leur patrie devant les instances internationales", a souligné M. Styvendael,, ajoutant que tout devrait être fait pour qu'ils restent en Arménie et que ceux qui souhaitent retourner au Haut-Karabakh puissent le faire plus facilement.

Abordant les domaines dans lesquels la coopération entre les villes de Villeurbanne et d'Abovyan peut se développer, le maire a noté que les principales orientations sont l'éducation, la diffusion de la langue française, l'échange de personnel et les questions relatives à leur qualification.

"Nous avons récemment visité une école française et essayé de comprendre comment nous pouvons attirer dans nos programmes 6 000 personnes de l'Artsakh qui ont trouvé refuge dans la ville d'Abovyan", a-t-il souligné.

À la fin de la conversation, Cédric van Styvendael, a fait part de ses impressions sur sa visite en Arménie. "Je comprends maintenant pourquoi les anciens maires se disputent l'opportunité de visiter l'Arménie. Il est nécessaire de venir en Arménie. Vous êtes des gens très gentils, amicaux, ouverts, avec lesquels on a envie de se lier d'amitié. Je ne dis pas ces mots pour plaire ni pour flatter, les gens ici ont le cœur très ouvert".

David Mamyan

AREMNPRESS

Arménie, Erevan, 0002, Martiros Saryan 22

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