L'UE pourrait revoir ses relations avec l'Azerbaïdjan si la crise du Haut-Karabakh s'aggrave

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EREVAN, 4 OCTOBRE, ARMENPRESS: L'Union européenne pourrait revoir ses liens avec l'Azerbaïdjan, y compris l'aide financière, et sanctionner des individus si la situation s'aggrave suite à la prise de contrôle militaire du Haut-Karabakh par Bakou, a rapporté Reuters en citant un document du service diplomatique de l'UE.

Selon Reuters, le document indique que l'UE pourrait reconsidérer l'engagement politique, l'assistance financière et la coopération sectorielle, sans plus de précision. Il ne mentionne pas le secteur énergétique de l'Azerbaïdjan.

Le chef de la politique étrangère de l'UE, Josep Borrell, et de nombreux dirigeants de l'Union européenne ont condamné l'offensive. Toutefois, des diplomates affirment que les pays de l'UE ne sont pas d'accord sur la question de savoir s'il convient de prendre des mesures diplomatiques ou politiques plus fermes. La recherche d'une réponse par l'Union européenne est compliquée par sa volonté de s'appuyer davantage sur le pétrole et le gaz azerbaïdjanais, alors qu'elle s'est éloignée de l'énergie russe en raison de la guerre menée par Moscou en Ukraine.

Le document, préparé par le Service européen pour l'action extérieure et consulté par Reuters, esquisse d'autres réactions possibles, mais reste prudent.

Il indique que si la situation se détériore, l'UE pourrait envisager de revoir ses relations avec l'Azerbaïdjan "sur la base d'une approche graduelle".

"Si de graves violations des droits de l'homme sont commises, des mesures restrictives à l'encontre des individus responsables de ces violations pourraient être envisagées", précise le document.

Un diplomate d'un pays favorable à une position plus dure à l'égard de l'Azerbaïdjan, s'exprimant sous le couvert de l'anonymat, a déclaré que le document "reflétait un équilibre entre les différentes positions des États membres : Nous voulons plus, mais d'autres ne veulent rien du tout".

Selon les diplomates, la France, l'Allemagne et les Pays-Bas font partie de ceux qui souhaitent des signaux forts de désapprobation à l'égard de Bakou, tandis que d'autres, comme l'Autriche et la Hongrie, sont à l'opposé du spectre.

Un second diplomate a déclaré que l'UE pourrait se contenter de condamner l'action de l'Azerbaïdjan et se concentrer sur le soutien à l'Arménie, sur le plan économique et éventuellement par une aide militaire.

Le document suggère que l'UE envisage "des actions politiques et économiques pour soutenir davantage les autorités démocratiquement élues de l'Arménie, y compris dans le domaine de la sécurité et de la résilience, et la poursuite des réformes démocratiques".

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