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EREVAN, 29 MAI, ARMENPRESS: Le ministère des Affaires étrangères de la République d'Arménie a publié une déclaration attirant l'attention de la communauté internationale sur les déclarations belliqueuses répétées du président de l'Azerbaïdjan, Ilham Aliyev, le 28 mai, qui visent à faire échouer les efforts de la République d'Arménie et des partenaires internationaux visant à établir la paix, la stabilité et la sécurité dans la région.
ARMENPRESS rapporte que la déclaration du ministère arménien des affaires étrangères se lit comme suit : "Contrairement à la Charte des Nations Unies, à l'engagement écrit de s'abstenir de recourir à la force ou à la menace de la force pris dans la déclaration tripartite de Sotchi le 31 octobre, aux engagements verbaux similaires pris à de nombreuses reprises dans d'autres enceintes, ainsi qu'aux négociations en cours sur la normalisation des relations bilatérales, le président de l'Azerbaïdjan menace à nouveau la République d'Arménie de recourir à la force, et la population du Haut-Karabakh de procéder à un nettoyage ethnique".
Il faut noter que les dirigeants de l'Azerbaïdjan continuent de violer et d'ignorer les accords précédemment conclus, y compris les dispositions de la déclaration tripartite du 9 novembre 2020, ainsi que les principes fondamentaux du droit international. En témoignent les propos du président Aliyev selon lesquels, en contrôlant le corridor de Latchine, l'Azerbaïdjan a perturbé la connexion entre le Haut-Karabagh et l'Arménie. De plus, dans le même contexte, cette dernière menace ouvertement de procéder à un nettoyage ethnique des Arméniens du Haut-Karabakh s'ils ne "tirent pas les leçons" du blocage du Corridor de Latchine.
Malheureusement, les violations des accords et des engagements ne se limitent pas à cela. Au lieu d'entamer un dialogue avec les représentants du Haut-Karabakh dans le cadre du mécanisme international, le président de l'Azerbaïdjan les menace de représailles et de poursuites pénales. Dans le même temps, il est démontré que l'Azerbaïdjan ne veut pas s'attaquer aux problèmes existants, mais avancer sur le principe "il n'y a pas d'Arméniens du Haut-Karabakh, il n'y a pas de problème du Haut-Karabakh". Ce comportement est également en contradiction avec la logique des négociations actuelles, y compris les approches des acteurs menant une mission de médiation pour le règlement.
Il est incontestable que la reconnaissance de l'intégrité territoriale de l'Azerbaïdjan ne peut être interprétée comme l'autorisation de procéder à un nettoyage ethnique contre la population du Haut-Karabakh. La République d'Arménie attire l'attention de la communauté internationale, y compris les acteurs de la médiation, sur le fait que le président de l'Azerbaïdjan, par sa déclaration, prépare le terrain pour une nouvelle action agressive contre la population du Haut-Karabakh et la prive du droit de vivre librement, en toute sécurité et avec dignité dans sa patrie.
Il est à noter que le président de l'Azerbaïdjan ne se contente pas de proférer des menaces génocidaires à l'encontre de la population du Haut-Karabakh, mais qu'il remet également en question l'indépendance et l'intégrité territoriale de l'Arménie. En fait, le président de l'Azerbaïdjan défie l'ensemble de la société civilisée en menaçant d'occuper par la force de nouveaux territoires souverains de l'Arménie. En outre, il est souligné que même la présence de la mission d'observation de l'UE le long de la frontière internationale entre l'Arménie et l'Azerbaïdjan ne peut empêcher l'Azerbaïdjan de faire valoir ses revendications territoriales à l'encontre de l'Arménie.
L'Arménie est fermement engagée sur la voie qu'elle a choisie pour établir la paix dans la région. Malheureusement, comme le montrent la rhétorique agressive et les actions des dirigeants de l'Azerbaïdjan, cet État ne considère pas que la solution aux problèmes passe par la reconnaissance de l'intégrité territoriale de la République d'Arménie avec les frontières définies par la déclaration d'Alma-Ata et par la prise en compte des droits et de la sécurité de la population du Haut-Karabakh, mais par l'utilisation de menaces et de la force militaire.
Afin d'empêcher de tels développements, tous les partenaires intéressés par la paix et la stabilité du Caucase du Sud sont obligés de présenter des évaluations sans équivoque.