Pashinyan: Le président de l’Azerbaïdjan a signé le document, qui stipule que le Haut-Karabakh existe
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EREVAN, 18 FEVRIER, ARMENPRESS: Le Premier ministre arménien Nikol Pashinyan a répondu à un certain nombre de fausses déclarations du président azéri Ilham Aliev lors d’une table ronde organisée dans le cadre de la conférence de Munich sur la sécurité.
La discussion sur la sécurité du Sud-Caucase qui s’est tenue dans le cadre de la conférence internationale de Munich ce samedi 18février, au cours de laquelle le président azéri Ilham Aliev, le premier ministre géorgien Irakli Gharibashvili et la secrétaire générale de l’OSCEHelga Schmidt ont pris parti, en réponse à la déclaration d’Aliev selon laquelle«il n’y a pas de concept de Haut-Karabakh et il n’y a pas une telle unité territoriale administrative en Azerbaïdjan». Nikol Pashinyan a souligné qu’il y a le Haut-Karabakh et il y a aussi le corridor de Latchine, qui devrait être ouvert selon à la déclaration tripartite du 9novembre 2020, et que le président azéri Ilham Aliev a également signé ce document.
«La signature du président de l’Azerbaïdjan est apposée sur ce document. Il est également écrit dans ce document que le corridor de Latchine doit rester ouvert et hors du contrôle de l’Azerbaïdjan. Vous savez, récemment, des enfants Arméniens ont essayé de traverser le corridor de Latchine en bus, mais ils ont été arrêtés et des Azéris masqués sont entrés dans le bus. Les enfants avaient peur, et c’était la dernière tentative des Arméniens de traverser le corridor de Latchine»a affirmé Nikol Pashinyan.
Le Premier ministre arménien a considéré que la déclaration d’Aliev selon laquelle les Arméniens avaient détruit des mosquées était sans fondement.
«En 2017, de nombreuses mosquées ont été détruites en Azerbaïdjan afin de construire d’autres bâtiments à leur place. Pendant les années soviétiques, plus de 1500 mosquées ont été détruites en Azerbaïdjan, et les Arméniens du Haut-Karabakh ne devraient pas payer les dettes de l’époque soviétique. C’est un récit très alarmant, car je crains que l’Azerbaïdjan ne veuille donner un contexte religieux à toute cette situation. Il n’y a pas de contexte religieux dans le conflit. Nous avons une minorité musulmane en Arménie et une mosquée qui fonctionne. C’est la réalité»a souligné le Premier ministre arménien.
Selon Nikol Pashinyan, le président azéri a utilisé des mots offensants dans son discours, mettant l’accent sur le mot«capitulation».
"Il semble que l’Azerbaïdjan ait adopté la politique de la vengeance, et c’est peut-être la politique de l’Azerbaïdjan. Il a été mentionné que notre histoire est très compliquée et qu’il s’agit d’une réunion historique, mais dans quel but l’utilisons-nous: haine, rhétorique agressive, ou voulons-nous utiliser cette plateforme pour améliorer la situation? Nous pensons que nous devrions utiliser cette plate-forme à des fins constructives. Je suis fier que notre gouvernement ait organisé des élections libres et compétitives même après une guerre dévastatrice. La solution est la démocratie, la transparence, le dialogue et le respect de tous les pays de notre région»a conclu M. Pashinyan.